09 mai 2006
La géographie revisitée
Petite leçon de géographie révisitée pour ou par les erasmus. Ca vaut presque les perles du Bac, enjoy...
Les habitants du Danemark sont les "danemarkiens" (parce évidemment les danois vivent en "Danoiserie", n'est-ce pas?)
Les habitants de l'Argentine sont les "argentiniens" (et non Marianne, je t'avais promis que je n'oublierais pas)
L' U.S Open se déroule en Australie (avec un peu de chance, pour équilibrer l'Open d'Australie se tiendra peut être à New York...)
Les deux villes principales de Suède sont Stockholm et Helsinki.
Copenhague se situe au Pays-Bas, ou "quelque part dans le nord", "on y vit dans des igloos"...
"Ah, t'habites en Autriche? Où ca? à Melbourne?"
Du coeur de ma banquise, je vous salue bien bas...
05 mai 2006
Let the sun shine!!!!
Adieu doudoune, manteau doublé ou matelassé
Adieu gants, laine, mohair, et bottes fourrées
Adieu polaire, collants et cols roulés
Avec le soleil, le printemps est arrivé!!!!
Whaou, quelles envolées lyriques.... Bah oui, mais brutalement, depuis hier, le soleil est revenu, il fait plus chaud, les arbres commencent à verdir vraiment, les fleurs à éclore... Copenhague revêt son manteau de printemps, et c'est magique!!!!! Ca met de bon z'humeur....
A nous maintenant les promenades le long des lacs, les bières à Nyhavn en terrasse, les jupes volantes sur le vélo, les visites à la petite sirène, les vendredis à Tivoli, les concerts de plein air, les soirées à Christiania, les séances de révision (grrrrrr) allongés dans les parcs en bronzant au soleil.....
Le mot d'ordre aujourd'hui: let the sun shine!!!!!!!!
Hillerød ou le "no man's land"
Dimanche dernier, votre aventurière a voulu partir à la rencontre du Danemark et du si prestigieux château d'Hillerød construit par Christian IV (le Louis XIV national) au XVIIème siècle... Armée de ma "Alle zoner klippekort" grise, j'ai retrouvé Marianne, et hop, nous voilà toutes les deux parties pour le nord de la Sjealland.
L'anecdote du train: on a déjà dit que les danois étaient spécialement civilisés (entre les feux rouges, le métro, etc...), mais là.... Figurez-vous que même les danois mettent leurs pieds sur le siège d'en face! Mais attention, pour le faire à la danoise, posez avant sur le siège un petit sac en plastique (tous les carrés de sièges disposent d'une petite réserve de sac en plastique pour y mettre ses ordures, avant de le jeter à la poubelle) pour ne pas salir le siège... C'est-y pas mimi, ça???
Hillerød: Arrivées à Hillerød, ciel surchargé de gros nuages gris, crachin, vent, bref un temps de rêve. Désespérément Marianne, on est maudites, à chaque fois qu'on est parties quelque part, il faisait un temps pourri! Bref, tant pis, mais plus on s'éloigne de la gare, plus on se retrouve dramatiquement seules. Vaille que vaille, on arrive dans le centre-ville supposément "intéressant". Resituons les choses dans leur contexte, Hillerød est un village, mais le centre-ville, un dimanche sous la pluie, c'est le "no man's land" absolu, rien d'ouvert, pas âme qui vive, ni voiture, ni.... Après quelques délires, photos avec les Olsen Banden, ou d'équitation sur éléphant, on a abrégé la visite pour se diriger vers le fameux château de Frederiksborg.
Frederiksborg: le "Versailles danois", "un château de conte de fée"... Réellement, le château est sublime, immense, ce serait le plus grand de Scandinavie, dans cette alliance caractéristique de briques rouges et de bronze vert, son pont en S, son avant-cour et sa cour majestueuse... L'anecdote du château: Frederik II, a acquis le château en 1570. Son cher et tendre fils, le futur Christian IV, né à Frederiksborg, a trouvé le château de papa un peu trop humble. Du coup, le jeune Christian a décidé de démesurément l'agrandir, de le modifier et en reconstruire une bonne partie dans le style renaissance hollandaise. Modeste, le Christian!
Une des grandes attractions de Frederiksborg sont les "jardins baroques", créés suite à un voyage de Frederik II en France et préservés en l'état. Vous allez me prendre pour une parisienne blasée, mais une fois qu'on a vu Versailles, les jardins de Frederiksborg, c'est petit joueur!
Bref, le mot de la journée reste "dommage". Sous ce temps là, les plus belles merveilles auraient semblé ternes, dommage...
03 mai 2006
La novlangue Erasmus
Il y a quelques temps, un autre viking d'adoption, Absgar ou Antoine (au choix), notre Champollion national (ou international en fait) a décrypté une nouvelle forme de language: la novlangue erasmus. Par honnêteté intellectuelle, je vais donc me permettre de le citer:
"la novlangue ERASMUS
Je ne dis plus "cadenas", je dis "lock"
Je ne dis plus "réfrigérateur", je dis "freezer",
"toaster" au lieu de "grille-pain"
"checker" au lieu de "vérifier"
"realiser" au lieu de "se rendre compte"
"studentkor" au lieu de "syndicat étudiant" "
Pour faire avancer la recherche, j'ai décidé de participer à cette aventure scientifique, en complétant cette première ébauche de dictionnaire:
Je ne dis plus "blague", mais "joke" (si elle est "private", c'est encore mieux)
Je ne dis plus "voyage", mais "trip"
Je ne dis plus "mimi", mais "so cute"
Je ne dis plus "réunion", mais "meeting"
"paper" au lieu de "mini-mémoire"
"date au lieu de "rendez-vous"
"club" au lieu de "boîte"
Et je parle allègrement de "feedback", "update", "background"...
Je ne pratique plus mon anglais, je practice; je ne présente plus les gens, je les introduis....
Ah, amis de la langue française, le péril est grand pour notre bel idiome!!! Ceci dit, rassurez-vous, placer des mots français dans une conversation en anglais, c'est très classe et très recherché; notre fantastique accent en anglais passe pour très sexy; et le français reste d'avis général international une des plus belles langues du monde, alors ça va, nous pouvons dormir en paix....
Rebelote vendredi
Début de journée (dans l'aprem) avec la visite du musée Thordvalsen, dans le cadre de mon super cours de "Denmark and the danes"... Assez sympa, si on oublie l'aspect un peu morbide de construire un musée en carré autour de la tombe du feu génie de la sculpture danoise. On passera sous silence le narcissisme des artistes (prêtant généreusement leurs traits aux dieux), ainsi que les idées mal placées d'Audrey: non, on ne demandera pas à Freud d'analyser la connotation phallique de certaines pièces...
Escale à la Danske Bank pour fermer le compte de Marianne: bon alors là, je vous rassure sur "l'efficacité" de l'administration française, les danois ne sont pas mieux. Les mêmes employés aux deux neurones se battant en duel, ça a beau être supra moderne, ça ne va pas plus vite. Record, 3/4d'heure d'attente.... Puis café dans le quartier latin à essayer de convaincre les nuages de s'écarter du soleil... Journée blues...
Et le soir, rebelote sur le dîner français. C'était l'enjeu de mon fameux pari stupide avec Flavio. On ne reviendra pas sur le sujet de ce pari, je ne me réhumilirais pas un xième fois! Typiquement italien, il est à la bourre, du coup il lui manque des ingrédients pour son risotto: forcément quand on arrive au Netto à 19h50 quand ça ferme à 20h, faut pas espérer qu'ils vous laissent le temps de faire quoi que ce soit... Dans un élan de bonté, je file à mr mon super riz "uncle Ben's", et le pire, c'est que je me suis fait enguelée parce que ça donnait pas le résultat qu'il voulait, j'hallucine! A ce moment là, Riannon (ma colloc australienne) débarque avec une de ses cop's, à la recherche (sans motivation) de quelque chose à manger. Du coup, avec Flavio, on leur a proposé de cuisiner pour quatre, puis Cary nous a rejoint. Fatalement, dans la maison, il y avait 3 australiens, un italien, et une française, et qui se retrouve aux fourneaux? Italie et France, deux pays de tradition culinaire, évidemment. Bref, Riannon et sa pote ont été ébahies par mes petits plats, et même Cary s'est laissé tenté par mes "crèpes experimentations"... Bref, une soirée pas vraiment comme prévue, mais c'était bien sympa de se faire une soirée délire avec les collocs......
Dîner français
Et oui, jeudi dernier, une fois n'est pas coutume, la population expat' française à Copenhague (ou en tous cas, des moreceaux choisis) avait rdv à Åboulevard. Marianne et moi, en parfaites maîtresses de maisons que nous sommes, avions prévu de se retrouver à 13h pour faire les courses puis de passer l'aprem en cuisine, eh oui!!! Je passerais sous silence l'état dans lequel elle m'a trouvé en arrivant à la maison, ainsi que les éclats de rire de Cary, et autres situations compromettantes...
Etape 1: la prévision du menu et quête des ingrédients
Préparer un dîner français au Danemark relève du défi absolu: le quart de reblochon à 40kr, pour finalement abandonné l'idée de la tariflette, parce que certains français(es) ne supportent pas même l'odeur du fromage (et oui, il y a pire que moi!), ou la viande à 37 Kr les 300g, finalement il a fallu se rabattre sur quelque chose de plus modeste... Courses chez Netto, puis Irma pour compléter (impossible de passer à côté des bonnes baguettes!!!), et le fameux estragon de Marianne, qui a mystérieusement disparu entre le supermarché et la maison (le mystère reste encore entier à ce jour). Finalement retour à la maison pour... faire le ménage! Cary avait fait un dîner la veille et forcément la cuisine était une "war zone".
Etape 2: La préparation
Ennchaînement de scènes mythiques: Marianne et la fabrication de la pâte feuilletée (qui a finit par avoir le même goût que celle de Maman... thanks God!), moi me battant avec les deux pâtes à crèpes... Je peux vous dire qu'on y a laissé des plumes, moi la main brûlée dans le four et Marianne qui avait tenté de voir les effets du caramel brûlant sur son doigt...
Etape 3: Le fameux dîner
Le deal était: nous, on fait le dîner, vous apportez à boire. Menu final, en apéro, les flamenkuches d'Audrey et la cervelle de canut de Marianne, puis poulet "à la française" (cad à la crême, aux champignons et à la moutarde à l'ancienne "Maille", svp) accompagné de gratin dauphinois et de ratatouille, puis en dessert tarte tatin (à la cuisson folklorique... too juicy) et crèpes. Marrant de regrouper des étudiants, stagiaires, dans différents domaines. En bon provocateurs (et sciences po, enfin non sciences po pour moi, IEP pour lui...) que nous sommes, Arnaud et moi, avons commencé à lancer des débats sur le CPE, les mosquées de Roissy, élections présidentielles, et voitures cramées... Exception à la règle, il y avait un danois, bilingue, à qui c'est devenu très drôle d'expliquer les enjeux du CPE, ou encore les nuances entre royaliste et souverainiste (merci Arnaud)... Après quelques minutes de café du commerce sur "la France est un anti-modèle", on s'est fait engueulé et ils ont voté un tabou sur la politique, le religion et l'argent. Pff, même pas drôle!!! Donc, les discussions ont dérivé sur la Star Ac et autres fiertés "culturelles" françaises. Pour pimenter le jeu, j'ai ressorti toutes ma collection de vieux tubes bien français, entre les "lacs du Connemara", "Bob Morane", Rita, Téléphone... Mes respects à Magalie, incollable en musique... On a aussi taillé un bon costard au Danemark, notamment avec Thipphavanh, Charlotte et Marion spécialement virulente, Lise et Charlotte un peu plus discrètes...
Etape 4: L'after humour
Vers 1h du mat', on s'est retrouvés à 5 avec Audrey, Marianne, Magalie et Arnaud, et avec Arnaud, fatalement, on a passé en revue le "comique" frenchy, des Inconnus ("Stéphanie de Monaco!", "Efketu... (désolée je ne voudrais pas choquer des yeux sensibles)"...) aux bronzès ("toi et moi, on a un peu le même problème..."), en passant par les sketches sur les ados (Marianne avec la voix cassée et ses imitations géniales du pré-ado en train de muer...). Une bonne dose de délire peut être aidée par les effets des mélanges oenologiques (hum)... Bref une soirée haute en couleur (enfin bleu, blanc, rouge)....

